03.12.2010
25 NOVEMBRE : JOURNEE INTERNATIONALE POUR L'ELIMINATION DE LA VIOLENCE A l'EGARD DES FEMMES
Comme chaque année, le 25 novembre est consacré à la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.
Les FPS s'y associent évidemment. Tout au long de 2010, le comité de Quaregnon a participé à plusieurs manifestations : la marche des femmes à Bruxelles en mars et la journée de clôture le dimanche 10 octobre à Tervueren (au musée de l'Afrique).
De nombreuses activités étaient proposées :
- visites guidées (très intéressantes) du musée.
- atelier de danses africaines
- atelier de djembé
- atelier de self-défense
- atelier de contes
- balade dans le magnifique parc sous un soleil radieux ...
Nous sommes toutes reparties fatiguées mais heureuses de cette journée si enrichissante, ce fut une réussite totale ...
( Nicole et Claude )
En prélude à la marche mondiale des femmes de Bukavu en octobre, nous avons assisté au Palais des Colonies à un programme varié : concerts, intervention d'une représentante de la cour pénale internationale à La Haye, une démonstration de l'utilisation et du "langage" du pagne.
Un texte nous a particulièrement ému, le poème de CATHERINE TSHEFU : "A mes quinze soeurs martyres"
O douleur, quand donc quitteras-tu mon coeur ?
O mon coeur, garde éternelles mes quinze soeurs enterrées vivantes !
Om es soeur que jamais le souvenir de votre calvaire ne s'estompe !
Quinze étaient-elles,
Quinze à être précipitées vivantes ous terre :
Quinze innocentes, quinze martyres !
O douleur dans mon coeur !
O douleur pour mes soeurs
Et vous bourreaux, et vous cœurs de pierre,
Avez-vous été portés à la vie par des femmes de chair ?
O bourreaux, pourquoi le crime est-il votre ivresse,
Pourquoi répandre le sans d’innocentes congolaises ?
Pourquoi souiller la terre hospitalière du Kivu ?
O criminels sans frontières, diables sur terre !
O douleur ô mon cœur !
O douleur ô mes sœurs !
O douleur, ô mes pleurs !
Le Kivu saigne, le Congo se pleure, l’Afrique se recueille,
Et l’humanité horrifiée ne peut en croire ses oreilles :
Est-ce donc vrai que là-bas, à Mwenga, dans les marais et les forêts,
Des lâches sans foi ont enterré vivantes quinze femmes ?
Quelle loi condamnera cette barbarie, cet acte infâme ?
Le tribunal de nos cœurs a déjà jugé le crime, le crime contre l’humanité.
O douleur dans nos cœurs !
O malheur de nos sœurs !
O fureur de nos pleurs !
Volez au ciel vous mes quinze étoiles,
Partez en paix vous qui se sont tues les cloches de l’église,
Reposez en paix vous qui êtes parties sans nos prières.
Que les ancêtres vous accueillent, âmes martyres,
Que la terre violée du Congo vous soit légère,
Et que votre sang répandu arrose nos espoirs.
Que nos bouches crient justice.
Justice pour nos sœurs suppliciées !
votre soeur éplorée : CATHERINE TSHEFU
11:48 Écrit par delicada | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs |
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